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Le Coin Qui a Ébranlé le Monde

 

Histoire : La naissance d'une légende

Peu de noms dans l’histoire automobile dégagent une charge aussi électrique que celui de la Countach. Prononcé pour la première fois non pas dans une salle de réunion ou de marketing, mais
dans la stupéfaction pure d’un ouvrier piémontais, c’est une expression d’incrédulité, d’admiration, et peut-être d’un peu de peur. Et à juste titre : la Lamborghini Countach
n’a pas simplement succédé à la Miura, elle a redéfini ce qu’une supercar pouvait être. Agressive, angulaire, sans compromis. C’était le futur, et il venait de Sant’Agata Bolognese.

Après l’immense succès de la Miura, Lamborghini avait besoin de quelque chose de révolutionnaire. Pas seulement une remplaçante, mais une onde de choc.
C’est là qu’intervient Marcello Gandini de chez Bertone, le même génie du design derrière la Miura. Mais cette fois, il a jeté le manuel. Le prototype LP500 a stupéfié le public au
Salon de Genève 1971 avec ses lignes acérées, ses portes en ciseaux et sa disposition avancée de l’habitacle. On aurait dit qu’un vaisseau spatial s’était écrasé en Italie. En 1974, la première
version de production — la Countach LP400 — était prête, toujours aussi futuriste mais avec un V12 de 4,0 L à la place du 5,0 L du prototype.
La Countach sera produite jusqu’en 1990, et durant ces 16 années, elle s’est transformée tant visuellement que mécaniquement. Ce qui avait commencé comme une silhouette épurée et basse
est progressivement devenu une bête élargie et ailée affichée sur les murs des chambres du monde entier.

Design : La forme d’un rêve

Parler de la Countach, c’est évoquer un rêve donné forme, une vision audacieuse sculptée non par prudence, mais par passion. Dès que le stylo de Marcello Gandini a
caressé la page chez Bertone, une révolution s’est mise en marche. La Countach n’est pas issue de la tradition ; elle l’a brisée, abandonnant les courbes douces du
passé au profit de lignes acérées et de proportions incroyablement basses. Elle ressemblait moins à une voiture qu’à un vaisseau spatial sorti d’un rêve fiévreux.
Chaque surface était volontaire, chaque angle une déclaration. La forme en coin, iconique, provocante, évoquait la vitesse même à l’arrêt, tandis que les portes en ciseaux,
s’ouvrant vers le ciel, devenaient un symbole d’élégance futuriste et de théâtre mécanique. L’habitacle, enveloppé de cuir et de drame, invitait le conducteur dans une étreinte presque irréelle,
où les lignes de vision étaient sacrifiées au profit de la séduction.
Elle n’était pas simplement conçue, elle était invoquée. La Countach murmurait aux audacieux, appelait ceux qui ne voulaient pas seulement conduire, mais faire une entrée. Elle était une affiche
sur des millions de murs de chambre et une déclaration dans chaque reflet qu’elle croisait. Une machine, oui, mais avant tout un chef-d'œuvre de désir et de défi, né non de la nécessité,
mais de la pure volonté d’éblouir.

Voici un hommage aux designers qui ont forgé l’héritage de la Countach.

Marcello Gandini – Le visionnaire
Studio de design : Gruppo Bertone
Contributions à la Countach : Prototype LP500, LP400, LP400 S

 Marcello Gandini, le même génie derrière la Miura, a brisé toutes les conventions du design du début des années 70 lorsqu’il a esquissé la première Countach. Avec sa forme ultra-basse en coin,
 ses arêtes vives et ses iconiques portes en ciseaux, le prototype Countach LP500 a stupéfié Genève en 1971 comme un vaisseau spatial atterrissant dans une mer de berlines.

 Gandini a poursuivi sa magie avec la version de série LP400, conservant la pureté de son concept original. Il a aussi influencé la LP400 S, bien que les élargisseurs d’ailes et l’aileron dramatique
 aient été ajoutés plus tard par l’équipe interne de Lamborghini. Pourtant, chaque version portait l’ADN incontestable du crayon révolutionnaire de Gandini.

« La Countach n’a jamais été une question de beauté. C’était une question d’impact. On la voit une fois, on s’en souvient pour toujours. » — Marcello Gandini

Équipe de design interne Lamborghini – Les évolueurs
Contributions à la Countach : LP500 S, 5000 Quattrovalvole

 À mesure que la Countach évoluait en une machine plus puissante et dramatique, l’équipe interne de Lamborghini a pris le relais pour les mises à jour, en se concentrant sur la fonctionnalité et les performances. La LP500 S
 a augmenté la cylindrée tout en conservant les lignes de Gandini. Plus tard, la 5000 Quattrovalvole a nécessité des ajustements de design comme un capot moteur plus haut et des prises d’air intégrées,
 en raison des énormes carburateurs Weber.
 Ces versions ont préservé l’esprit de la Countach, même si la silhouette devenait plus agressive et musclée.

Horacio Pagani – Le finaliseur
Rôle : Ingénieur & aérodynamicien chez Lamborghini
Contribution à la Countach : Édition 25e anniversaire (1988–1990)

 Avant de fonder Pagani Automobili, un jeune Horacio Pagani fut chargé de raffiner la Countach pour son dernier chapitre : l’édition 25e anniversaire. Sa mission ? Améliorer
 le refroidissement, la stabilité et l’ergonomie sans perdre l’âme de la voiture.
 Pagani a subtilement redessiné les pare-chocs, les jupes latérales et les prises d’air pour un meilleur flux d’air et plus d’appui. Le résultat : une Countach plus moderne, plus sculptée,
 et plus féroce que jamais.

« Ce fut un honneur pour moi de conclure le chapitre de la Countach. Nous l’avons traitée avec révérence, comme on restaurerait un chef-d’œuvre pour sa dernière représentation. » — Horacio Pagani

Expérience de conduite : Entre rêve et cauchemar

Conduire une Countach n’est pas une affaire banale. La position est basse, l’embrayage est dur, et la visibilité arrière quasi inexistante. Et pourtant, c’est là tout son charme.
Elle exige du respect. Le moteur rugit juste derrière votre tête, brut, mécanique, et plein de fureur. Le levier de vitesses à grille cliquette avec précision mécanique, le V12 chante
au-delà des 7 000 tr/min, et la route semble vivante sous vous.

Et oui, la garer requiert la fameuse “marche arrière Countach” — porte ouverte, assis sur le seuil. Théâtral ? Absolument. Mais cette voiture est née pour le feu des projecteurs.

Anecdotes : Des vérités étonnantes

Le mot Countach est une exclamation piémontaise, que l’on pourrait traduire par “Wow !” ou “Nom d’un chien !” Ce n’était pas censé être le nom de la voiture… jusqu’à ce qu’il s’impose.
Les portes en ciseaux sont devenues une signature Lamborghini grâce à la Countach, conçues à l’origine pour aider à manœuvrer dans les espaces restreints d’un tel gabarit.
Visibilité arrière ? Disons simplement que la marche arrière nécessite foi et style. D’où la fameuse technique de s’asseoir sur le seuil avec la porte ouverte.
L’aileron arrière, aussi iconique soit-il, était en option et réduisait en fait la vitesse de pointe à cause de la traînée. Pourtant, la plupart des acheteurs l’exigeaient car… regardez-le.
Malgré son évolution dramatique, la Countach est restée fidèle à son ADN : un V12 atmosphérique et une propulsion arrière, sans compromis sur le confort.

La Countach dans la culture pop : L’icône angulaire

Du cinéma aux posters, des jeux vidéo aux paroles de rap, la Lamborghini Countach n’était pas juste une voiture, c’était une icône. Avec son design extravagant et sa présence
affirmée, elle s’est naturellement imposée dans la culture pop, devenant un symbole universel de vitesse, d’excès et de désir.

The Cannonball Run (1981)
Une LP400 S noire déchire l’ouverture de *The Cannonball Run*. Équipée d’un spoiler avant et de douze échappements, la voiture n’a pas seulement volé la vedette,
elle était la vedette. Elle a même utilisé ses portes en ciseaux lors d’une poursuite policière, gravant à jamais la Countach dans l’histoire du cinéma automobile.
Cette voiture est devenue une icône culte à part entière, propulsant peut-être la Countach sur tous les murs d’adolescents des années 80.

The Wolf of Wall Street (2013)
La Countach blanche 25e anniversaire de Leonardo DiCaprio subit un sort peu glamour dans ce film délirant. Deux voitures identiques furent utilisées, l’une pour conduire,
l’autre pour la fameuse scène de crash. Les deux furent mises aux enchères en 2024, l’une conservée, l’autre encore cabossée par son moment hollywoodien.

L'affiche emblématique des années 1980
Entrez dans n’importe quelle chambre d’ado des années 80, et vous verrez sûrement deux choses : Farrah Fawcett… et une Countach blanche ou rouge avec un énorme aileron arrière. Elle est devenue
la voiture-affiche d’une génération.

Au volant
La Countach est apparue dans d’innombrables jeux : *Out Run*, *Gran Turismo*, *Forza Horizon*, *Need for Speed* — toujours liée à l’adrénaline numérique et aux rêves de garage ultime.

Une icône du rap et du rock
Célébrée dans les chansons, adorée par les rock stars. Billy Idol en possédait une, et des rappeurs comme Kanye West ou Travis Scott l’ont mentionnée. Ce n’est pas juste une voiture. C’est une déclaration.

Statut de célébrité
Rod Stewart, Nicolas Cage et bien d’autres célébrités n’ont pas résisté à l’attrait exotique de la Countach. C’est le genre de voiture qui ne passe pas inaperçue, car elle n’a jamais été conçue pour ça.

Versions au fil des ans

LP400 (1974–1978)
 Le Countach pour les puristes. Lignes épurées, sans spoilers, avec un V12 4.0L de 375 ch. La version la plus légère et la plus élégante, aujourd’hui la plus recherchée.

LP400 S (1978–1982)
 Ailes élargies, pneus Pirelli P7, et aileron arrière en option. Plus agressive, hauteur de caisse plus basse, mais en réalité un peu plus lente que la LP400 à cause du poids supplémentaire.

LP500 S (1982–1985)
 Cylindrée portée à 4,8L. Toujours à carburateurs, toujours rageuse. Cette version trouvait un équilibre entre le spectaculaire et l’utilisable (enfin, selon la version de Lamborghini du mot « utilisable »).

LP5000 Quattrovalvole (1985–1988)
 V12 5,2L avec quatre soupapes par cylindre — d’où le nom "Quattrovalvole." La puissance grimpe à 455 ch, et la voiture gagne encore plus de muscle visuellement.

25th Anniversary Edition (1988–1990)
 Restylée par Horacio Pagani, c’était la Countach la plus raffinée jamais produite. Meilleur refroidissement, plus de confort, et sans doute le style le plus extrême de toutes.
 Un final qui divise les avis.

Héritage : Toujours audacieux

L’héritage de la Countach ne se mesure pas en chiffres ou en temps au tour, mais en souffles coupés, en yeux écarquillés, en cœurs battant avant même que le moteur ne démarre. C’est la voiture qui a redéfini
ce qu’une supercar pouvait être, pas seulement une machine de performance, mais une icône d’imagination débridée. La Countach ne suivait pas les tendances ; c’était une rébellion sur roues. Elle a réécrit les
règles, choqué l’establishment. Sa silhouette s’est gravée dans la mémoire collective d’une époque qui osait rêver en couleurs, en bruit, et en vitesse.
Lorsqu’elle est arrivée, c’était comme si le futur était arrivé en avance. Personne n’avait vu quelque chose de semblable, et des décennies plus tard, rien n’a vraiment égalé son impact. Elle a inspiré des générations de
designers, poussé les ingénieurs à poursuivre des visions plus audacieuses, et appris au monde que l’émotion pouvait être conçue. Les enfants la pointaient du doigt avec émerveillement ; les adultes la regardaient, incrédules. Elle a rendu
l’impossible soudainement, douloureusement réel.
Même avec le temps qui passe, la Countach est restée figée dans son propre mythe, intouchable, inoubliable. Ses échos résonnent encore dans chaque Lamborghini qui a suivi, un battement de cœur rugissant
du passé qui pulse toujours dans le présent. La Countach n’était pas juste une voiture. C’était un éveil. Et dans la lumière dorée de l’histoire automobile, elle demeure éternelle,
un rêve impossible qui s’est réalisé.

Même Lamborghini savait qu’ils ne pouvaient pas enterrer ce nom. En 2021, ils ont sorti la Countach LPI 800-4, un hommage futuriste propulsé par un V12 hybride. Un hommage non seulement à une voiture,
mais à une révolution.

La Countach n’a pas seulement dominé les routes.
Elle a possédé la culture.


 
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Spécifications


Catégorie 
ProductionLP400 : 1974 - 1978
LP400 S : 1978 - 1982
LP500 S : 1982 - 1985
5000 Quattrovalvole : 1985 - 1988
25e Anniversaire : 1988 - 1990
FabricationLP400 : 158 unités
LP400 S : 237 unités
LP500 S : 321 unités
5000 Quattrovalvole : 610 unités
25e Anniversaire : 657 unités
DesignerMarcello Gandini
ingénieurs internes pour les mises à jour
Horacio Pagani pour le 25e Anniversaire
MoteurLP400 : 3,9 L (3929 cc) V12, DOHC
LP400 S : 3,9 L (3929 cc) V12, DOHC
LP500 S : 4,8 L (4754 cc) V12, DOHC
5000 Quattrovalvole : 5,2 L (5167 cc) V12, DOHC, 4 soupapes/cyl
25e Anniversaire : 5,2 L (5167 cc) V12, DOHC, 4 soupapes/cyl
PuissanceLP400 : 375 ch (276 kW) à 8 000 tr/min
LP400 S : 353 ch (265 kW)
LP500 S : 375 ch (276 kW)
5000 Quattrovalvole : 455 ch (339 kW) (UE) - 420 ch (USA)
25e Anniversaire : 455 ch (339 kW)
CoupleLP400 : 361 Nm (266 lb-pi) à 5 000 tr/min
LP400 S : 361 Nm (266 lb-pi)
LP500 S : 414 Nm (305 lb-pi)
5000 Quattrovalvole : 500 Nm (369 lb-pi)
25e Anniversaire : 500 Nm (369 lb-pi)
TransmissionManuelle 5 vitesses
Type de tractionPropulsion arrière (RWD)
Accélération (0-100 km/h / 0-62 mph)LP400 : ~5,4 secondes
LP400 S : ~5,6 secondes
LP500 S : ~5,4 secondes
5000 Quattrovalvole : ~4,9 secondes
25e Anniversaire : ~4,7 secondes
Vitesse maximaleLP400 : 315 km/h (196 mph)
LP400 S : 293 km/h (182 mph)
LP500 S : 293 km/h (182 mph)
5000 Quattrovalvole : 295 km/h (183 mph)
25e Anniversaire : 295 km/h (183 mph)
Longueur4140 mm (163 in)
5000 Quattrovalvole
Longueur 4145 mm (163,2 in)
LargeurLP400 : 1890 mm (74,4 in)
Autres : 2000 mm (78,7 in)
Hauteur1070 mm (42,1 in)
Empattement2450 mm (96,5 in)
PoidsLP400 : 1065 kg (2348 lbs)
LP400 S : 1200 kg (2645 lbs)
LP500 S : 1400 kg (3086 lbs)
5000 Quattrovalvole : 1490 kg (3285 lbs)
25e Anniversaire : 1490 kg (3285 lbs)
Capacité du réservoir120 L (31,7 gal US)
Type de rouesLP400 : alliage Campagnolo
LP 400 S : alliage Campagnolo "téléphone"
LP 500 S : alliage Campagnolo
5000 Quattrovalvole : alliage OZ ou Campagnolo
25e Anniversaire : alliage OZ Racing
Pneus avant et arrièreLP400 : 205/70 VR14 (avant) - 215/70 VR14 (arrière)
LP400 S : 205/50 VR15 (avant) - 345/35 VR15 (arrière)
LP500 S : 225/50 VR15 (avant) - 345/35 VR15 (arrière)
5000 Quattrovalvole : 225/50 VR15 (avant) - 345/35 VR15 (arrière)
25e Anniversaire : 225/50 VR15 (avant) - 345/35 VR15 (arrière)
PneusLP400 : Michelin XWX
LP400 S : Pirelli P7
LP500 S : Pirelli P7
5000 Quattrovalvole : Pirelli P7
25e Anniversaire : Pirelli P7
ChâssisChâssis tubulaire avec panneaux en aluminium
Suspension avantTriangles superposés indépendants
Suspension arrièreTriangles superposés indépendants
FreinsDisques ventilés (aux 4 roues)